Juillet a été gris. Pluvieux. Incertain. On pouvait avoir de belles percées de soleil entre deux gros orages intenses...
Un temps maussade, la plupart du temps.
Ce mois de juillet fut le reflet de mes propres émotions. Des hauts, traversés d'orages violents, puis le retour du soleil pour réchauffer mon coeur... Soleil que je trouvais dans l'amour que je porte à mes enfants et que ces derniers me donnent en retour.
C'est difficile. Vraiment difficile.
L'annonce de ma grossesse et donc de son triste dénouement ne s'est pas fait comme je l'avais espéré. Ma soeur et mon frère aîné ne savent même pas que j'étais enceinte. Certaines de mes tantes ( !! ) étaient au courant et me félicitaient hier, lors d'un souper de famille, de ma grossesse en caressant ( !!!! ) mon ventre trop vide, trop mort... D'autres savaient pour la fausse-couche et me donnaient leurs recommandations ( !!!!!!!! ) personnelles... L'horreur, je vous dis.
Le pire... le pire. C'est que j'ai peur de moi. Je sais trop bien que ma soeur va nous annoncer, tôt ou tard, sa grossesse. Nous avions commencé les essais en même temps. Hier soir, je la vois sortir dehors en brandissant un bâtonnet blanc. Mon coeur s'est mis à battre à tout rompre. J'ai fermé les yeux. J'ai senti les larmes me monter aux yeux. * Ressaisis-toi... ressaisis-toi * Sentiment de déjà vu. Mon frère et sa blonde avait annoncé leur grossesse pratiquement au même moment où moi, je perdais mon deuxième bébé. J'ai pris mon courage et j'ai regardé de nouveau vers ma soeur... qui brandissait... du Benadryl en bâtonnet. Honte à moi... le soulagement que j'ai ressenti... honte à moi...
Physiquement, je suis fatiguée. Je suis imprévisible. Je peux bien aller pendant toute une journée et me perdre dans mes pensées le soir venu. Je saigne encore, après presque 2 semaines. Déjà que mon fer était bas, ça ne doit pas aider. On dirait que mon corps n'accepte pas, lui non plus, le destin qui nous était réservé.
Je suis croyante, je ne m'en cache pas. Je ne comprends pas pourquoi ça m'est arrivé, encore une fois. J'aurais cru que la vie était fait pour me redonner les 2 enfants que j'avais perdu en 2007. Je dois le dire, ma foi est ébranlée... Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?